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Ferenc András KOVÁCS
( 1959 )

» Kompletórium (2000)
» Heimkehr aus Hellas (2006)

Biographie

1959 in Szatmárnémeti [Satu Mare/Rumänien] geboren
1978 Abitur in der Heimatstadt
1984 Abschluss des Studiums in den Fächern Hungarologie und Französisch an der Universität Kolozsvár [Cluj/Rumänien]
1984–1990 lebt er in Székelyudvarhely [Odorheiu Secuiesc/Rumänien], unterrichtet in Szentábrahám [Avrãmeºti/Rumänien] und Siménfalva [ªimoneºti/Rumänien]
1990 – lebt er in Marosvásárhely [Tîrgu Mureº/Rumänien], Redakteur der Zeitschrift Látó

Preise:
1983 Preis des rumänischen Schriftstellerverbandes, 1992 Tibor Déry-Preis, 1994 Literaturpreis Artisjus, 1994 Milán-Füst-Preis, 1995 Alföld-Preis, 1996 Attila- József-Preis

Kompletórium
2000

Kompletorium Le Kompletorium est composés des meilleurs poèmes publiés dans les sept recueils de ce poète lyrique particulièrement fécond, depuis le premier volume paru en Roumanie en 1983, et intitulé Exhortations de Henri le Navigateur. Ainsi le volume contient presque la moitié de la volumineuse œuvre lyrique composée jusqu’à ce jour, augmenté de neuf nouveaux poèmes. Hormis ses deux livres pour enfants et un volume inhabituel – écrit « à quatre mains » avec son ami Gábor Tompa, le célèbre metteur en scène –, celui-ci nous dresse le portrait d’un poète de quarante ans. Une multitude de visages et de voix apparaissent ici. András Ferenc Kovács – ou encore KAF, surnom utilisé par tout le monde maintenant – connaît pratiquement tout ce qui a été produit en matière de poésie lyrique au cours de ces dernières décennies. Il invoque, convoque, assimile, « prolonge » ou invente précisément une forme qui n’a jamais existé, avec une connaissance exceptionnelle de l’histoire des civilisations et de la prosodie. Ses poèmes sont en même temps une évocation d’innombrables autres poèmes – et même s’il n’est pas nécessairement utile de rappeler les références en bas de page, KAF a l’honnêteté de rédiger quelques notes explicatives concernant sa poésie. Les figures des poètes T. S. Eliot, Ezra Pound, ou encore de Robert Browning et de Fernando Pessoa sont évoquées à son sujet, et lui-même d’ailleurs renvoie à ces auteurs. Mais tout cela n’est pas seulement un jeu de masques, un rite cultuel de déguisement – dans cette surabondance de formes fastueuses, le lecteur a le sentiment qu’il s’agit d’une recherche d’identité, mais d’une identité qui serait superflue. Ce lecteur en sort tout de même complètement ébloui par ce feu d’artifice poétique. Car KAF crée des alter-egos lyriques – du poète perse jusqu’au poète rocker américain Jack Cole, en passant par le troubadour provençal jusqu’à Quintus Aemilius Fabullus cet ami de Catulle n’ayant jamais existé – et prend son envol au-delà de l’espace et du temps. Il invente ainsi presque toute l’œuvre de René Sándor Lázáry, un pédagogue transylvain ayant vécu au tournant du siècle, dont la biographie est tout aussi malléable que l’Histoire est source de doutes. À la fois confrontation avec le néant, impossibilité de marquer les frontières du moi et vision du poème comme force protectrice, ces trois élements sont perceptibles dans ces poésies mouvementées. Comme l’écrit « Lázáry » dans ses poèmes les plus récents : « La forme vivifie, et adoucit l’existence […] / La forme influe, quand tout se désagrège. […] De la même manière que Dieu créé / ni en-dessus ni en-dessous, ni en-dehors ni en-dedans – […]. » Ainsi le sujet se dérobe dans la coexistence entre parler polyphonique et traditions. Il va de soi que cette poésie lyrique est une mine, relativement aux questions d’identité que se posent les plus grandes figures de la culture hongroise, que se pose la Transylvanie, région où il est né, et relativement aux questions d’identité quotidiennes de ceux qui vivent là-bas. « Ce monde poétique pétillant d’un humour au langage ludique et formellement riche est l’extériorisation d’un dubito proprement existentiel. Sa particularité est la dissonance, qui existe entre la profusion des mots et des images et l’expérience fondamentale, l’intériorisation du Néant. Le corps des poèmes est la réfutation vivante du manque de certitude rationnelle » (Éva Cs. Gyimesi) « [András Ferenc Kovács] est à notre époque actuelle, postmoderne, en tant qu’incarnation la plus authentique de Csokonai, le vrai "poète à la nature enjouée" – dans ses propres mains, d’une manière quasiment sans équivalent, tout, indépendamment de la place occupée dans le monde "extérieur", devient en réalité jeu et humour, chant et danse […] ; nous sommes à même d’apprécier l’impressionnant jeu théâtral d’un mime antique, et percevons toujours ce besoin élégant et ambitieux de puissance dans la gesticulation mimique et la règle du jeu de l’acteur » (István Margócsy).

Heimkehr aus Hellas
2006

Die Lyrik von András Ferenc Kovács ist schon immer durch Rollenspiele und Stilimitationen gekennzeichnet gewesen. Nach den von ihm erfundenen fiktiven Texten von Jack Cole, René Sándor Lázáry, Caius Licinius Calvus und anderer Autoren hat er sich nun der wahrhaften Dichtung Kaváfis' zugewandt. Die Werke des bedeutenden Dichters, der auch in ungarischer Sprache gut bekannt ist, boten Kovács ganz neue Möglichkeiten zum Spiel mit der dichterischen und übersetzerischen Tradition. In dem Band sind teils lockere, doch dem Original größtenteils getreue Kaváfis-Übersetzungen zu finden, teils hingegen Gedichte von Kovács, die er im Geiste von Kaváfis geschrieben hat, doch die keine Übersetzungen sind, sondern vielmehr Variationen. Unter dem Einfluss des griechischen Dichters erklingt die Lyrik von András Ferenc Kovács jetzt in einer abgeklärteren und schlichteren Sprache. "Das Buch ist eine Art außerordentlicher Verbeugung..." schreibt der Dichter selbst. "Er ist mit dem Lebenswerk von Kaváfis untrennlich verbunden, dem Kovács nicht nur die Sprachweise, sondern auch die Themen und die Entschlossenheit entleiht, und damit bereichert er seine eigene Lyrik mit ganz neuen Qualitäten." László Bedecs, Élet és Irodalom

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